Dans un contexte marqué par l’augmentation de l’insécurité routière au niveau national comme départemental, le préfet des Hautes-Pyrénées a pris la décision de durcir le barème départemental des suspensions de permis de conduire.
Cibler les conduites à risque. Avec une augmentation des accidents mortels causés par des conducteurs sous l'emprise de stupéfiants (aucun en 2023, cinq en 2025) et des dépistages positifs - pour les stupéfiants autant que pour l'alcool - le Préfet des Hautes-Pyrénées a pris la décision d'augmenter la durée des sanctions administratives. Parmi les conduites à risques épinglées :
la conduite sous l’empire d’alcool ;
les refus d’obtempérer aggravés ;
les infractions simultanées à la tenue en main du téléphone pendant la conduite ;
les infractions simultanées de conduite sous l’empire d’alcool et/ou stupéfiants et d’excès de vitesse ;
les infractions provoquant un accident corporel ou mortel ;
les récidives dans un délai de moins de 5 ans concernant la conduite sous l’empire d’alcool ou de stupéfiants.
Les sanctions sont également renforcées pour certains profils : elles sont doublées pour les titulaires d’un permis probatoire (dans la limite de 12 mois) ainsi que pour les professionnels du transport de personnes, sans limitation, y compris en dehors du temps de travail.
Quelques exemples :
Un conducteur contrôlé avec un taux d’alcool supérieur à 0,70 mg/l d’air expiré se verra suspendre son permis pour une durée maximale de 8 mois (contre 6 mois auparavant). En cas de récidive dans les cinq ans, la suspension peut aller jusqu’à 12 mois.
Un conducteur sous l’emprise simultanée de l’alcool et de stupéfiants pourra faire l’objet d’une suspension de permis allant jusqu’à 9 mois (contre 6 mois auparavant).
Un conducteur refusant la priorité à un piéton tout en utilisant son téléphone au volant encourt une suspension de permis pouvant atteindre 3 mois (contre 2 mois auparavant).
Rédaction