Le personnel enseignant du collège de l'Astarac de Mirande a vite fait le rapprochement en début de semaine après avoir reçu, de la part du rectorat, l'enveloppe globale allouée par la direction départementale de l’Éducation Nationale. En baisse, elle pourrait entraîner la suppression d'une classe et les risques de suppressions de postes sont élevés.
Quel est le problème à Mirande ?
On a appris par la dotation globale horaire que les heures allouées au collège allaient baisser de 35 heures. Elle entraînerait donc la suppression d'une classe. Nous sommes dans une zone de revitalisation rurale, donc ils nous avaient déjà supprimé 6 heures, c'est la double lame.
Suppression de classe et donc suppression de poste à prévoir ?
On ne sait pas encore, on va avoir un conseil pédagogique demain où on aura la répartition des heures. On en saura plus en fin d'après-midi.
Vous êtes sereins ?
Pas fébriles en tous cas puisque nous avons un dialogue avec la direction. Ils sont transparents sur l'enveloppe globale. On sait que les effectifs de 4 ème sont justes avec 21 élèves. Mais le rectorat a une règle de calcul qui anticipe une fermeture de classe l'an prochain. Nous, on pense pas qu'on ne perdra autant d'élèves qu'ils le disent.
Les classes seront en tous cas plus remplies...
Avec cette enveloppe globale, on passerait à 31 élèves et on est monté au créneau hier pour dénoncer cette augmentation à anticiper. On préfère avoir un enseignement de qualité. Trop d'élèves conduirait à travailler dans des conditions moins bonnes.
Vous avez reçu le soutien des élus et des parents d'élèves hier. C'est une bonne nouvelle.
Les parents d’élèves se sont vite mobilisés pour alerter les élus locaux. Ils s'inquiètent pour l'an prochain parce que ça va impliquer davantage d'élèves dans les classes et donc des conditions d'enseignement précaires. Qui plus est pendant la crise sanitaire, comment on va faire respecter les règles de distanciation sociale si on nous met autant d'élèves dans une salle ?
N.M