Auch : après l’incendie criminel au domicile d’un policier, les élus gersois expriment leur indignation

L’émotion et l’indignation sont vives à Auch après l’incendie volontaire qui a ravagé, samedi 7 novembre, le domicile d’un policier du commissariat de la ville. Qualifié d’« acte criminel intolérable » par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, cet événement suscite de nombreuses réactions politiques et un large mouvement de solidarité envers le fonctionnaire et sa famille.

Les élus gersois ont rapidement pris la parole pour condamner les faits. Le député Renaissance Jean-René Cazeneuve dénonce un acte d’une extrême gravité, qui intervient après plusieurs semaines de violences visant les forces de l’ordre. Pour lui, « nul ne doit être pris pour cible en raison de son métier ». Il apporte tout son soutien au policier et à ses proches et demande que les auteurs soient rapidement identifiés et traduits en justice.

Même indignation du côté du député LIOT David Taupiac. En déplacement en Chine, il estime que s’en prendre au domicile d’un policier constitue une limite inacceptable. Il rappelle qu’aucun fonctionnaire ne devrait voir son foyer et sa famille exposés à de telles violences en raison de son engagement professionnel. Il adresse également son soutien à l’ensemble des personnels du commissariat d’Auch.

Le président du Conseil départemental du Gers, Philippe Dupouy, fait lui aussi part de son émotion et de sa consternation. Il dénonce l’exacerbation de la violence à laquelle sont confrontés les policiers et souhaite que l’enquête permette rapidement de faire toute la lumière sur cette affaire et d’identifier les responsables.

De son côté, le maire d’Auch, Camille Bonne, a également témoigné son soutien au commissariat. Il rappelle qu’il est inacceptable, dans une démocratie, de s’en prendre au domicile d’un policier ou d’un agent public, particulièrement lorsque les faits sont liés à l’exercice de ses fonctions. L'édile appelle à mobiliser tous les moyens nécessaires pour retrouver les auteurs. Il en profite également pour alerter sur le sous-effectif chronique du commissariat d’Auch et la nécessité de renforcer rapidement ses moyens humains d’investigation.

Au-delà des réactions politiques, c’est toute la communauté policière qui est touchée par cet incendie. Les élus réclament désormais que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet acte et que ses auteurs soient traduits devant la justice.

Rédaction