Les Gersois "oubliés du Ségur de la Santé" ont de nouveau battu le pavé, ce mardi 7 décembre, à l'appel de la CGT Santé action sociale du Gers, dans le cadre d’un mouvement de grève nationale. Ils étaient près de 200 agents et salariés des secteurs du sanitaire, du sociale et du médico-social, à se rassembler ce matin devant l'hôtel du département, à Auch. Pour Françis Buffaral, secrétaire adjoint de la CGT action sociale du Gers, le compte n'y est toujours pas, avec encore de nombreux professionnels des secteurs sociaux et médico-sociaux, toujours exclus des revalorisations du Ségur et ainsi privés d'une hausse salariale de 183€ par mois.
“Le Ségur de la Santé n'est pas octroyé à tous les salariés du secteur social et médico-social. Seulement aux salariés du sanitaire, aux professionnels soignants et aux AMP. C'est clairement insuffisant pour nous. On est tous sur le terrain en lien avec les usagers, tout le monde mérite le même salaire, d'autant qu'il y a eu pendant vingt ans une perte de pouvoir d'achat de près de 25%, avec des salaires qui n'ont pas été revalorisés pendant des années. Donc, nous demandons pour tous ces personnels oubliés du secteur social et médico-social, l'application du Ségur 1 et 2. Mais également, une augmentation de 300€ immédiate pour combler toutes ces pertes de pouvoir d'achat.”
Les mêmes métiers, les mêmes horaires, mais des salaires différents
Un Ségur de la santé qui créerait de profondes injustices dans certains établissements de santé du département. C'est notamment le cas à la maison d'accueil spécialisé de Roquetaillade. Les explications de Gérôme Guillot, représentant du personnel et secrétaire de la CGT à Roquetaillade.
Des directeurs d’établissements sociaux et médico-sociaux également dans la rue
Dans leur combat, les oubliés du Ségur peuvent compter sur un soutien de poids, celui de directeurs de structures sociales et médico-sociale. Ils étaient plusieurs à se mobiliser ce matin devant l'hôtel du département pour apporter leur soutien à leurs salariés. C'est le cas de Laurent Viallex, directeur du foyer Louise de Marillac d’Auch.
"Ce qui nous pousse à nous mobiliser aujourd’hui c’est les conditions de travail de nos équipes. On a aujourd'hui un nombre de démissions record, avec des grosses difficultés de recrutement, ce qui met en péril les enjeux d’accompagnement des enfants. Il y a un besoin urgent de valoriser les postes d’internat et la valeur du point indiciaire."
Le conseil départemental écrit au gouvernement
Une délégation a été reçue dans la matinée par les vice-présidentes du Conseil départemental Céline Salles et Charlette Boué. A l’issue de la réunion, le Président du Conseil départemental du Gers, Philippe Martin, s’est engagé à écrire au Premier ministre gersois, Jean Castex, comme il avait déjà fait il y a quelques mois, pour alerter sur la situation et réclamer le versement de la prime aux personnels oubliés.
E.R