Deux hommes armés d'un pistolet et d'un couteau sont entrés dans le commerce encagoulés, ce jeudi matin. Ils sont repartis avec une importante quantité de paquets de cigarettes et du numéraire. Une enquête est ouverte.
Les portes du Fabuleux bazar sont ouvertes ce vendredi matin, mais le cœur n'y est pas pour Armelle. La gérante de ce bureau de tabac est encore marquée par la scène qui s'est produite la veille : à l'ouverture du magasin, vers 7 heures, deux hommes encagoulés "âgés d'une vingtaine d'années" selon ses dires, sont entrés dans son commerce, armés d'un pistolet pour l'un et d'un couteau pour l'autre, déterminés à repartir avec ce qu'ils sont venus chercher... de l'argent liquide et des paquets de cigarettes. "Ils sont venus vers Alexandre, mon fils, qui gère le tabac avec moi, raconte Armelle. Il y en a un qui est passé par-dessus le comptoir, et qui a mis le couteau sous sa gorge, très menaçant. Il disait qu'il avait besoin d'argent et qu'il ne lui ferait pas de mal si tout se passait bien. Ça a duré trois minutes, mais pour mon fils qui était seul au moment des faits, c'était une éternité. L'autre s'occupait de faire les fonds de caisse pendant ce temps."
Armelle et Alexandre avaient repris la gérance du commerce onze mois auparavant. "On avait suivi une formation nous expliquant que dans ce cas de figure, il fallait accepter et ne pas se rebeller. C'est ce que mon fils a fait. Il a rendez-vous chez le médecin parce qu'il a chuté quand ils lui ont couru après. Psychologiquement, il est marqué." Armelle, était toujours en train d'évaluer le préjudice du vol, en ce début d'après-midi.
"Parfois, on baisse un peu la garde"
Marianne Dauga, présidente de l'association des buralistes du Gers et ancienne gérante du site sous le nom du "Braconnier mirandais", s'est rendue sur place hier. "Quand j'y suis allée ce jeudi, Alexandre était encore marqué. J'ai averti tous les buralistes du département sur une boucle d'un réseau social. Parfois, on baisse un peu la garde, mais il faut rester vigilant face à la menace."
Contacté ce vendredi matin, le parquet d'Auch n'a pour l'instant pas donné suite à nos sollicitations. Une plainte a été déposée par les victimes.
N.M