Gers : à 19 ans, il cherche des fonds pour réaliser son rêve et devenir éleveur

Il n'entend pas sacrifier sa jeunesse comme d'autres ont pu le faire avant lui. Du haut de ses 19 ans, Maxence Afonso a un rêve depuis son enfance, celui de devenir éleveur. Malgré les contraintes du métier et à l'heure où de moins en moins de jeunes s'orientent vers la profession, il a décidé de pousser les portes de l'élevage dans une bourgade du Gers, à Castelnau-d'Anglès. « Mon grand-père, mon oncle... ils ont tous touché à l'agriculture. Ce métier, il faut l'aimer pour le faire ». A l'âge de 13 ans, Maxence réalise un stage dans une exploitation située à quelques encablures de son domicile. Un premier pas vers le métier qu'il entend un jour exercer. L'exploitation dans laquelle il fait ses débuts, il en tombe amoureux. Et l'an dernier, son propriétaire qui approche de la retraite, lui annonce vouloir la vendre. Maxence est intéressé mais l'opération a un coût. Onéreux mais pas inaccessible quand le rêve touche à son but.
 
C'est bien, c'est beau, c'est bio
Dans cette exploitation agricole de 115 hectares, Maxence a fait le choix du bio. Une agriculture de conservation pour laquelle il a opté, dans le « respect de la nature et le bien-eÌ‚tre animal, loin des produits chimiques » selon ses propos. Un choix qui fait échos dans le département le plus « bio » de France pour reprendre les propos du président du Gers, Philippe Martin. Un pari sur l'avenir pour un jeune qui tente de redorer l'image contraignante du métier.
 
« User de la technologie »
 
Car si de moins en moins de jeunes rêvent de passer son temps à la ferme, Maxence entend conjuguer sa vie d'éleveur et sa vie privée sans contraintes démesurées. « Il faut miser sur la technologie, c'est un peu le message que je voudrais laisser aux jeunes de mon âge qui seraient dubitatifs à l'idée de se lancer. Je compte avoir une vie à côté, je vais installer des caméras dans la stabulation qui sera en lien direct avec mon téléphone. Il faut être passionné pour faire ce métier mais il y a aussi de nouveaux moyens qui nous permettent d'être plus disponibles. Restons entourés, serrons-nous les coudes et le monde paysan s'en portera mieux. Il y a plein d'espoir, les gens retournent vers une consommation de proximité depuis la crise de la Covid-19 et c'est très bien pour l'avenir ».
 
 
Pour aider Maxence à démarrer son projet coûteux, rendez-vous sur la plateforme : leetchi
N.M