Gers : le virus de l'influenza aviaire frappe à nouveau le département

C'est un nouveau coup dur pour la filière avicole gersoise. Après une période d'accalmie, le virus de l'influenza aviaire frappe à nouveau le département. Suite à de fortes suspicions, les services vétérinaires du Gers ont ordonné ces dernières heures des analyses dans deux élevages de l'Ouest du Gers. Le couperet redouté est finalement tombé avec la confirmation de deux foyers H5N1 dans le département. Le premier foyer, confirmé jeudi, touche un élevage de canard de 42 jours sur la commune de Couloumé-Mondebat. Un deuxième foyer a été détécté ce vendredi 5 mai dans un élevage de canards de 4 semaines sur la commune de Manciet

L'accalmie aura duré 3 mois dans le Gers

Il s'agit du premier cas d'influenza aviaire détecté en France depuis près de 2 mois, le dernier cas recensé remontait au 14 mars dernier, le dernier foyer dans les élevages avicoles du Gers datait du 23 février. Une accalmie qui avait poussé le gouvernement ces derniers jours à alléger les mesures de contrôle, notamment dans le Gers où les éleveurs étaient autorisés depuis quelques jours à laisser sortir les volailles en plein air, sous certaines conditions avec notamment le maintien d’équipements préservant les animaux de contacts avec la faune sauvage : filets, grillages.

La Préfecture du Gers renforce les mesures de protection autour des élevages de l'Ouest du Gers

Suite à ces deux nouveaux cas, et pour éviter tout risque de diffusion du virus à d’autres élevages, le préfet du Gers a défini par arrêté des zones réglementées de protection (ZP) et de surveillance (ZS) qui sont mises en place respectivement dans un rayon de 3 et 10 km autour des établissements contaminés. Dans ces périmètres, tous les lieux de détention de volailles et d’oiseaux captifs sont soumis à des prescriptions spécifiques dont la mise à l’abri des oiseaux. Les mouvements de volailles et autres oiseaux captifs sont interdits, sauf dérogations accordées par la Direction Départementale de l’Emploi, du Travail, des Solidarités de la Protection des Populations (DDETS-PP). La surveillance est également renforcée par la réalisation d'autocontrôles qui sont rendus obligatoires par arrêté préfectoral. De plus, dans le cadre des mesures de lutte contre la propagation du virus, une opération de dépeuplement des animaux de ces deux foyers d’influenza aviaire a été menée. Les services de l’État, et notamment la DDETS-PP, sont mobilisés aux côtés des éleveurs, "qui seront indemnisés face aux pertes subies par cette opération", indique la Préfecture du Ges

Pour rappel, le ministère de l’Agriculture rappelle que “la consommation de viande, de foie gras et d’œufs – et plus généralement de tout produit alimentaire à base de volaille – ne présente aucun risque pour l’Homme.”

E.R