En plus de la COVID-19, le Gers doit toujours faire face à une autre crise sanitaire : celle de la grippe aviaire. L'influenza aviaire continue de faire des dégâts dans les élevages, en particulier dans l'ouest du Gers où les cas se multiplient ces derniers jours. Pour freiner la propagation du virus, le gouvernement a décrété l'instauration d'un vide sanitaire dans le Gers, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Ce sont plus d'1 million d'animaux supplémentaires qui devraient être abattus ces prochains jours dans ces départements. L'ultime recours selon Frédéric Guillot, directeur adjoint à la direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations du Gers (DDCSPP). Entretien.
En quoi consiste ce vide sanitaire ?
Ce vide sanitaire, qui concerne l'Ouest du Gers, va permettre de bloquer la propagation du virus qui aujourd'hui contamine les élevages de proche en proche. L'idée, c'est d'aller de l'extérieur vers le cœur, en dépeuplant massivement pour empêcher le virus de continuer à se propager."
Ce dépeuplement massif, c'est l'ultime recours pour freiner la propagation du virus ?
"Pour cette zone du département, c'est l'ultime recours parce qu'on estime qu'aujourd'hui que la zone est tellement chargée au niveau virus qu'on ne peut plus espérer lutter comme on le fait dans d'autres zones du département. On mène donc de front deux types de lutte. Dans la zone la plus contaminée, on opte pour un dépeuplement massif avec un vide sanitaire. Et dans les autres parties du département, on mène une lutte que je qualifierais de plus classique, qui correspond à celle que l'on mène depuis le début de la crise. A savoir une lutte au cas par cas sur foyer, avec un dépeuplement localisé pour les élevages limitrophes des foyers."
Quid d'un éventuel vaccin contre la grippe aviaire ? Certaines voix s'élèvent pour demander des expérimentations dans les élevages gersois ....
E.R