Hôpital d'Auch : un sursis de 6 mois pour le scanner, mais toujours autant d'incertitudes sur son avenir


13 décembre 2019

Un sursis jusqu'au mois d'août pour le scanner de l'hôpital d'Auch, mais toujours pas de renouvellement. C'est ce qu'il faut retenir en grande partie de la réunion organisée mardi soir dans les locaux de l'ARS à Toulouse, entre les membres du GIE IMEGA, la clinique de Gascogne et le centre Hospitalier d'Auch, les trois gérants de la machine. Un équipement âgé de 7 ans ayant atteint sa durée de vie maximum, selon la réglementation en vigueur de la Sécurité Sociale, mais qui ne peut être renouvelé. En cause : un conflit d’intérêts avec l'un des trois membres de ce groupement d’intérêt économique, qui utilise son droit de veto pour bloquer l'acquisition d'une nouvelle machine. Le contrat de location qui arrivait à son échéance fin janvier et qui faisait planer la menace d'une disparition du scanner dès le début d'année sera donc prolongé de 6 mois, le temps de la réalisation d'un audit par un expert sur le fonctionnement du GIE. Une décision qui ne satisfait pas les manipulateurs radio en grève depuis plusieurs semaines pour exiger le renouvellement de cet équipement dans les plus brefs délais. "Nous sommes très déçus, je dirais même en colère. On nous autorise à utiliser la machine jusqu’au mois d’août, mais ça ne résout absolument pas le problème" témoigne Virginie Castets, manip radio. Elle prévient : "la grève va se poursuivre et se durcir. On veut la dissolution de ce GIE et un scanner et une IRM 100% public. Et on n'arrêtera pas, tant qu’on ne l’aura pas."

La directrice de l’hôpital, Sylvie Lacarriere favorable à un scanner 100% public 

Un nouveau scanner 100% public, c'est également ce qu'aimerait la directrice de l'hôpital d'Auch, Sylvie Lacarriere, qui a proposé lors de la réunion un "divorce à l’amiable" avec le GIE Imega, à l’origine du blocage. Une proposition déclinée par ces derniers. "Je pense que si on avait des équipements 100% publics, ça répondrait à nos besoins réels. Cela nous permettrait de répondre aux examens nécessaires tant pour les hospitalisés que pour les personnes externes." souligne la directrice de l’établissement. Témoignage complet à retrouver dans nos éditions de la matinée.

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