Auch : une manifestation pour Meriem demain, le mois d'octobre sera décisif pour Cédric

09 octobre 2020 - 14:11
Le combat de Cédric ne s'est jamais arrêté depuis l'enlèvement de Meriem. Le rapt de sa fille brise son quotidien depuis cinq longues années, malgré les décisions de justice. Ce mois d'octobre va être décisif dans la lutte qu'il mène avec acharnement pour tenter de la retrouver.
 
 
C'est un mois décisif qui commence pour vous...
Oui, dès demain samedi avec une manifestation devant la préfecture du Gers à compter de 16 heures. Auch est la ville où Meriem est née, on fera cette manifestation avec un mot d'ordre adressé aux autorités françaises et surtout algériennes : rendez-moi ma fille !
 
Vous voulez sensibiliser le nouveau préfet Xavier Brunetière ?
Oui, c'est une volonté de sensibiliser le nouveau préfet pour qu'il porte au plus haut mes revendications, conformes à mes droits paternels. Aujourd’hui, aucune décision de justice ne s'applique et je suis sans nouvelles de ma fille depuis 4 ans.
 
Vous êtes dans quel état d'esprit aujourd'hui ?
Psychologiquement dans le combat mais très fatigué. J'ai lancé une pétition pour interpeller le président de la République. J'ai reçu des réponses de la part des services habituels, mais très stéréotypées. Me disant que la France ne peut pas faire plus, que l'Algérie est un pays souverain. Je l'entends mais ce n'est plus acceptable car j'ai des décisions définitives à faire valoir. Et un enfant sans son père, ce n'est pas possible.
 
D'autres manifestations sont prévues dans le mois ?
Je veux fédérer les Gersois demain autour de ma cause. Mercredi je monte à Paris avec un comité de soutien pour manifester devant le ministère de la Justice, cette fois avec d'autres parents dans ma situation. Le mot d'ordre sera « rendez-nous nos enfants enlevés ». Le président Macron doit se bouger sur ces dossiers.
 
Une action plus « éloquente » avait été envisagée...
Oui, je projetais de faire deux jours plus tard une grève de la faim. J'ai posé 4 semaines de congés payés pour entamer cette grève de la faim. Mais hier, j'ai eu un appel de la préfecture de Paris pour me faire savoir que cette manifestation n'avait pas leur accord. J'ai perçu ça comme une pression, une intimidation. Dès qu'on veut dénoncer des choses de façon un peu plus inclusives, ça effraie les autorités. Je leur demande du courage ainsi qu'au président Macron. Ils doivent prendre position. Je vais devoir repenser ce projet pour le faire légalement et de la meilleure façon.
 
Toutes vos actions ont toujours été faites dans la légalité...
C'est mon éducation personnelle, je suis discipliné et je vais le rester. Il faut dire les choses, c'est contre le silence qu'on va lutter pendant ce mois.
 
Propos recueillis par N.M
 

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