Un couple de ressortissants belges est soupçonné d’avoir organisé pendant plusieurs années un élevage illégal de chevaux et de chiens de race entre Panassac et Seissan. Vingt-deux équidés avaient été saisis en 2025, dont treize ont mystérieusement disparu. L’un des deux mis en cause a été interpellé.
C’est une affaire aux allures de haras clandestin qui secoue le sud du Gers. À l’issue de plusieurs mois d’investigations, les gendarmes ont mis au jour une activité illégale d’élevage de chevaux de race et de chiens répertoriés sur la commune de Panassac, avec des ramifications à Seissan. Le préjudice global est estimé à près de 400 000 euros.
Mais le 18 février dernier, lors d’une nouvelle opération coordonnée par la SR de Toulouse avec le concours de plusieurs unités, les enquêteurs constatent la disparition de 13 des 22 chevaux précédemment saisis. Plus grave encore, un équidé est découvert dans un état de grande souffrance, conduisant la vice-procureure de la République d’Auch à ouvrir une enquête incidente en flagrance.
Seul le ressortissant belge est interpellé lors de l’opération, sa compagne étant actuellement en fuite et visée par un mandat de recherches. Placé en garde à vue, l’homme reconnaît les faits d’élevage illégal de chevaux et de chiens de race, admettant des gains avoisinant les 400 000 euros. Il conteste en revanche toute tromperie sur l’origine d’un cheval vendu ainsi que la falsification de certificats vétérinaires. Il n’a fourni aucune explication concernant la disparition des 13 chevaux placés sous scellés judiciaires. Déféré ce jeudi devant le parquet d’Auch, il a été convoqué par procès-verbal devant le tribunal correctionnel d’Auch pour juillet 2026.
Le couple encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement. Outre les poursuites pour travail dissimulé, tromperie, détournement de scellés et faux et usage de faux, ils devront répondre d’un préjudice estimé à 350 000 euros au détriment de la MSA.
Rédaction