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Gers : le marché du vélo électrique est en plein boum
Gers : le marché du vélo électrique est en plein boum
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28 avril 2021 - 16:05
Jusqu'où s'arrêtera le marché du vélo à assistance électrique ? Une chose est sûre : l'outil se démocratise et semble avoir de belles années devant lui, au regard de la demande formulée par les consommateurs depuis le début de la crise sanitaire.
À
Auch désormais, quelques magasins spécialisés dans la vente du « V.A.E » sont sortis de terre pour répondre à la demande des Gersois. Depuis son ouverture dans la rue du 8 mai en septembre 2020, Fabrice, directeur du Giant, ne peut que constater l'engouement autour du produit. « 65 à 70% des ventes sont liées au vélo électrique. Avec certains vélos, on peut faire une cinquantaine de kilomètres. Beaucoup de couples arrivent et repartent avec deux vélos, ça permet de faire des balades en famille. Pour un vélo correct, il faut bien compter 2 000 €. Ça peut monter à bien plus selon la pratique. Ce sont vélos qui avancent -selon la législation française- à 25km/h ».
La covid-19 a boosté le produit
Si les ventes de vélos à assistance électrique connaissent une forte expansion depuis l'an dernier, la crise sanitaire que nous traversons n'y est pas pour rien. Le vélo électrique s'impose aujourd'hui comme une véritable alternative aux transports en commun et prône un retour à la liberté individuelle. « Les gens profitent du vélo pour sortir, découvrir des coins près de chez eux qu'ils ne feraient pas sans cet outil. Certains clients me disent aussi que ça permet d'éviter de s'entasser dans les transports en commun. En période de pandémie, c'est mieux ».
Pénurie mondiale
Le Gers en raffole, comme le monde entier. Face au succès du produit, le marché asiatique peine à alimenter l'Europe. « Ça devient compliqué parce qu'il y a des délais, il y certains modèles qu'on arrive à avoir facilement, d'autres c'est plus long. Il y a des problèmes de cargaison et de transport pour les amener vers l'Europe car l'industrie du cycle, c'est surtout l'Asie ».
« Retrouver le goût du vélo »
Au Cyclomouv de la zone Engachies, Sébastien a fait le choix -délibéré- de suspendre la vente de vélos « classiques » au profit de l'électrique. Et il n'a pas de quoi chômer en ce moment. Depuis le déménagement du commerce l'an dernier, c'est un « raz-de-marée » auquel il doit faire face, dans un marché qui est encore « en forte tension », selon ses propos. « Le profil du client est assez hétéroclite. Les gens ont entre 20 et 60 ans. Ils veulent lâcher la voiture et sont prêts à faire entre 10 et 15 km pour se rendre au travail avec un V.A.E. On rattrape en progressivement le retard pris sur des pays comme les Pays-Bas ou l'Allemagne, qui ont la culture du vélo. Il y a ceux aussi -souvent les plus anciens- qui redécouvrent l'amour du vélo, c'est un vrai intermédiaire pour renouer avec la pratique du sport. Un monsieur d'une soixantaine d'années est venu me voir en début de semaine et il n'avait plus fait de vélo depuis 40 ans. Il veut retrouver le goût de l'effort avec cet engin. Le département, il faut l'avouer, est un terrain de jeu idéal avec ses routes secondaires ».
Plus écolo, vraiment ?
Le vélo électrique serait 100 fois moins polluant qu'une voiture. Mais « sa batterie en lithium-ion et la manufacture du vélo sont à prendre à considération » selon les rares spécialistes à avoir pu quantifier l’impact carbone de nos vélos. « C'est surtout un problème médiatique, ajoute Sébastien. On la stigmatisme alors que l'automobile est toujours sur du carburant traditionnel, on a quand même mangé 130 ans de consommation du même carburant. Nous, on est déjà passé du plomb au lithium. La question du stockage va évoluer forcément face aux enjeux écologiques colossaux. Le lithium n'est qu'une étape ».
En parallèle, la trottinette à usage électrique commence à se faire une place -elle aussi- dans le paysage urbain. Sébastien, a préféré faire le chemin inverse après des débuts timides, à Auch. « On a cru très tôt au produit mais la qualité n'est pas en rapport avec l'objet. On attend que les fabricants soient capables d'assurer le SAV. Ça permettra le développement réel de trottinette qui à mes yeux n'est pas assez fiable dans le temps. Les batteries lâchent et c'est un vrai flou autour de la législation ».
N.M
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