Les urgences du centre hospitalier d'Auch en "grand danger", l'urgentiste Monique de Brito, tire la sonnette d'alarme

21 octobre 2021 - 15:17

La fièvre monte autour du devenir des urgences de l'hôpital d'Auch. Près de 80 personnes, dont une grande majorité de soignants, s'étaient réunis devant l'entrée des urgences, jeudi 21 octobre, pour manifester leur inquiétude. En cause : la loi Rist qui devait entrer en application le 1er novembre, dont le report à 2022, a finalement été décidé jeudi soir par le ministère de la santé. L'article 33 de cette loi entend plafonner les rémunérations des médecins intérimaires. Avec cette mesure, de nombreux professionnels de santé craignent une fuite massive de médecins vers le privé plutôt que vers le public. C'est déjà le cas au centre hospitalier d'Auch, où de nombreux urgentistes intérimaires ont annoncé leur intention de départ à la direction au 1er novembre. Avec de très lourdes conséquences, selon les personnels soignants, à très court terme pour le fonctionnement des urgences, avec notamment la possible fermeture de plusieurs lignes d'urgence, lié à un manque d'effectifs. On fait le point sur la situation avec Monique de Brito, médecin urgentiste à Auch, et délégué départemental de l'association des médecins urgentistes de France (AMUF).

Docteur, quelle est l'origine de cette nouvelle crise qui semble se profiler aux urgences du centre hospitalier d'Auch ?

Quelles seraient les conséquences de l'application de cette loi sur les urgences de l'hôpital d'Auch ?

Où en-est-on aujourd'hui des négociations avec l'ARS et la Préfecture ?

Les urgences d'Auch pourraient-elles fermer leurs portes si aucune solution n'est trouvée ?

Pour terminer, qu'avez-vous à répondre à certaines voix qui s'indignent de la rémunération des médecins intérimaires ?

E.R

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