Attribution d'une IRM dans le Gers : le nord du département prié d'aller vers Agen

26 novembre 2020 - 08:48
Mardi, la députée de la deuxième circonscription du Gers Gisèle Biémouret, a interpellé le gouvernement au sujet de l'IRM souhaité pour le centre hospitalier de Condom. La réponse de Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargé de l'Autonomie, a sonné le glas dans une Assemblée Nationale clairsemée. La seule IRM permise au Gers devrait prendre la direction du centre hospitalier d'Auch au « détriment de celui de Condom » déplore Gisèle Biémouret. « C'est une déception à hauteur de l'investissement de tous les personnels du service radiologie. Cet outil serait venu compléter le materiel nécessaire pour des diagnostics plus précis, c'était très attendu par les médecins de ville ». Dans un contexte où la population du département vieillit, la parlementaire regrette cette décision -qui n'est pas encore définitive- dans la capacité d'accès aux soins. « Si on veut vraiment avoir une politique de santé publique et faciliter l'accès aux soins, il en fallait une pour chacun. L'hôpital de Condom représente 46 000 habitants. Cette IRM aurait permis de recevoir ces personnes et la décision met en difficulté des postes de radiologie qui ne resteront peut-être pas ». Le ministère de la Santé, à travers une lettre lue par Anne Bourguignon, incite les habitants du Gers à se diriger vers l'hôpital d'Agen pour passer une IRM. Une remarque qui a fat bondir la députée. « C'est très désinvolte comme réponse, c'est nous prendre pour des ploucs. Je suis scandalisée. Il faut savoir que la faiblesse de l'hôpital d'Auch est due à la fuite des patients du Gers vers des départements limitrophes. Leur réponse est à contresens de ce que le GHT voulait faire. J'ai l'impression qu'ils n'en ont rien à faire ».
 
Le maire d'Auch se dit « satisfait »
Si Gisèle Biémouret regrette « qu'on mette en concurrence deux hôpitaux du Gers », le maire d'Auch, Christian Laprébende, se dit « rassuré » par la nouvelle. « Il est normal que l'hôpital-pivot du Gers dispose d'une IRM et je remercie l'ARS. Ils ont pris la mesure de cette injustice. Il ne faut pas oublier que l'ARS au printemps dernier, s'était engagé, après les mouvements sociaux, à produire une IRM à l'hôpital d'Auch mais aussi un scanner. Ce département avait une pénurie d'appareils et c'est en train d'être résolu. Mais il reste du chemin. Le personnel de l'hôpital a sa responsabilité dans l'attribution de nouveaux matériels et je les remercie. L'hôpital d'Auch mérite d'être traité comme il se doit ».
 
N.M

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