Gers : une étude de 6 mois révèle une bonne santé de la biodiversité dans le Gers

21 mai 2021 - 16:15
Après six mois d'observation dans la commune d'Idrac-Respaillès, au cœur de l'Astarac, deux stagiaires du BTS Agricole GPN (Gestion et Protection de la Nature), Marlene Redon et Pauline Vanbleus, ont remis les résultats de leur étude aux élus de la commune. La biodiversité semble être en bonne santé. 
 
 
 
Quel était l'objectif de ces six mois d'observation ?
L'observation a débuté dans le cadre de la formation du BTS Agricole GPN, qui nous anime pendant un an. On est 14 dans la formation et on a participé à ce diagnostic naturaliste à Idrac-Respaillès. On a pris contact avec le maire pour qu'elle soit au courant de ce qu'il se passait et pour avoir les autorisations nécessaires, parce qu'on s 'est rendus dans des terrains privés. Il fallait se faire connaître. Ce travail portait sur 4 cortèges d’espèces : les picidés, les mammifères des berges, les amphibiens et les rapaces nocturnes. Le but était de recenser ces espèces et leurs habitats.
 
Avec des espèces rares observées.
Oui, comme la loutre. Un animal discret et qui reconquiert le Gers. Il y en a qu'un parmi les 14 étudiants qui a eu le privilège de l'apercevoir. On a fait plusieurs sorties sur le terrain et on passait des journées à mener cette observation. Il y avait aussi un vrai rôle citoyen et on a été bien accueillis. C'était aussi une belle manière de rencontrer le patrimoine naturel mais aussi culturel. Ça ouvre de belles perspectives.
 
On évoque souvent dans le Gers le problème des pesticides et de la pollution lumineuse. Ce sont deux problématiques que vous avez pu observer ?
Oui, et non. Nous sommes étudiants, nos résultats sont à prendre avec du recul. La pollution lumineuse et les pesticides ne sont pas des choses que nous avons pu vraiment étudier même si la trame verte et bleue a été au cœur de notre travail. Et notre étude propose quand même aux communes un nouvel aménagement pour favoriser ces corridors écologiques, un maillage bocager qui avait disparu de par le remembrement et comprendre comment tendre vers de meilleures pratiques agricoles et environnementales. Il y a des choses à faire.
 
Les élus vous ont semblé réceptifs ?
Ils étaient ravis, enchantés, intrigués : ils n'ont encouragé à donner cette étude aux habitants et à la municipalité. D'organiser une grande fête pour sensibiliser les plus jeunes. Ces questions de remembrement, d'agriculture, de concilier les pratiques, puisqu'il ne s'agit pas d'éradiquer qui que ce soit. C'est là que le travail des élus est complexe. C'était un vraiment exercice de voir qu'on peut travailler main dans la main, cette médiation. On arrive à échanger avec des regards différents pour œuvrer à la préservation de la biodiversité.
 
D'autres projets à venir ?
La formation s'achève en juin, on aura pas le temps de proposer d'autres expertises mais la prochaine promotion certainement. De façon plus personnelle, on va œuvre à notre façon pour collecter des données. Ce BTS est reconnu, les places sont recherchées.
N.M
 

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