Auch : il fracture le nez d'un policier après s'en être pris à son ex-compagne, un homme de 33 ans placé en détention provisoire

16 mai 2022 - 12:56

C'est un phénomène qui se répète beaucoup trop souvent ces dernières semaines dans le département et notamment dans sa préfecture, Auch : les agressions physiques et verbales à l'encontre des forces de l'ordre. Le dernier incident en date remonte à ce samedi 14 mai en plein après-midi. L'affaire débute suite à un appel de détresse émis par une femme de 25 ans agressée par son ex-compagnon, déjà condamné pour des faits de violences conjugales et interdit par la justice d'entrer en contact avec la victime, bénéficiaire d'un téléphone grave danger. C'est grâce à ce dispositif mis en place ces derniers mois par le Parquet d'Auch qu'elle a pu donner l'alerte. Très rapidement, deux équipages de quatre policiers se rendent sur les lieux, rue Espagne, en haute-ville.

Un individu "multirécidiviste"

À leur arrivée, la victime tétanisée après avoir été giflée par son ex-compagnon, qui lui a notamment dérobé son téléphone grave danger, a réussi à se réfugier chez un voisin, l'agresseur lui est retranché à l'étage devant le palier d'appartement de son ex-compagne. Après de longues minutes d'échanges, les policiers réussissent à faire descendre l'individu dans la rue. La situation dégénère au moment où les policiers décident de procéder à son interpellation. L'individu, au gabarit "impressionnant", se rebelle et s'en prend physiquement aux policiers.

Injures, rebellions, vol du taser d'un policier et coup de poing...

Pour stopper l'individu, dans une rage indescriptible, un policier dégaine son taser, mais les impulsions électriques n'ont aucun effet sur lui. Il parvient même à dérober l'arme à impulsion électrique du policier. Avec le taser à la main, il frappe d'un coup de poing violent un jeune policier adjoint de sécurité, âgé de 21 ans, lui fracturant le nez. Il prend ensuite la fuite et jette l'arme au sol qui est récupéré par les policiers dans la course-poursuite en pleine ville, place de la Libération. Il est finalement retrouvé à quelques mètres de là par les fonctionnaires de police « essoufflé » dans le hall d'un immeuble, "allongé sur le dos, les bras tendus » se laissant cette fois interpeller, épuisé par sa cavale. Très défavorablement connu des services de police, notamment pour des faits de violences et de stupéfiants, l'individu âgé de 33 ans a été placé en garde à vue.

Placé en détention provisoire dans l'attente de son jugement

Sa garde à vue a été prolongée jusqu'à ce lundi 16 mai, où il a été présenté en fin de matinée au Parquet d'Auch, qui a décidé de le juger demain après-midi en comparution immédiate. En attendant, il a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt d'Agen. Les 4 policiers victimes d'outrages, de rébellions, et de violences pour le jeune fonctionnaire, ont porté plainte. Le prévenu devra également répondre des violences commises contre son ex-femme en état de récidive et du vol de son téléphone grave danger.

La colère des syndicats de police qui appellent à une sanction exemplaire

L'affaire a provoqué un vif émoi dans le commissariat auscitain. Kevin Payet, le secrétaire départemental d’Unité SGP FO condamne avec la plus grande fermeté cette agression et appelle les autorités judiciaires à la plus grande sévérité contre l’agresseur :

Laurent Lussan, secrétaire départemental du syndicat Alliance, réprime également cette violente agression et appelle également à une sanction "exemplaire". 

Le policier blessé, âgé de 21 ans, qui doit se faire opérer dans les prochains jours, vivait sa première "grosse opération". Les deux représentants syndicaux ont apporté tout leur soutien à leur jeune collègue, arrêté au moins jusqu'à la fin du mois. Ils ont également tenu à saluer le professionnalisme de leurs collégues.

E.R 

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