Augmentation des températures et des prix du gaz : la climatisation prend le relais

28 avril 2023 - 12:19

L'installation de dispositifs de climatisation connait un succès grandissant dans l'Hexagone ; un phénomène lié à divers éléments conjoncturels au premier plan desquels l'augmentation des températures.

Pour Christophe Siffert, gérant de la S.A.R.L du même nom, située zone de Clarac à Auch, et spécialisée dans la vente et l'installation d'éléctroménager, difficile de quantifier l'accroissement des commandes de climatisation, mais impossible de ne pas ressentir la tendance. Surtout à l'orée de l'été, sa montée du mercure et, de plus en plus, ses évènements caniculaires.

De fait, les Gersois se tournent en nombre vers les systèmes de pompes à chaleur. Mais pas nécessairement en première main puisque la majorité des commandes concernent des acheteurs déjà dotés d'un système de chauffage individuel. « Tout ce qui est chaudière, fioul, est dans le renouvellement. Dû à l'augmentation des prix les gens vont passer dans des appareils réversibles ». Un investissement nécessaire mais qui comporte plusieurs avantages permettant son amortissement. En premier lieu, la « clim » a son utilité en été autant qu'en hiver, « l'hiver on va chauffer, et l'été on va refroidir ». Logique, mais pas le cas des chaudières classiques.

Utilisables toute l'année, les pompes à chaleur ont aussi pour elles leur intérêt calorimétrique : « c'est un pour quatre, ça veut dire un consommé, quatre restitué. En consommation c'est trois fois moins ». Pour un kilowattheure (kWh) d'électricité utilisé, jusqu'à trois kWh de chaleur sont générés, un total qui tombe à un ou moins sur les chaudières classiques.

Où va la chaleur rejetée ? Les aléas de la climatisation.

Qu'elle soit gainable, c'est à dire « invisible » à l'oeil puisque le système repose sur des tuyaux cachés dans les plafonds, ou multi-splits avec plusieurs unités installées sur les murs, la climatisation revêt donc un intérêt autant économique que de confort pour les bénéficiaires.

Contrepartie aux avantages octroyés par le système de pompe à chaleur, la pollution générée n'est pas neutre. D'une part parce que, comme le nom l'indique, la chaleur est pompée (à l'intérieur) et doit bien être rejetée quelque part, en l'occurence à l'extérieur. Dans les milieux urbains, cette exécedent peut être à l'origine de la création d'îlots de chaleur et d'une augmentation globale de la température hors des habitations, entrainant alors un possible cercle vicieux.

D'autre part, les pompes fonctionnent avec l'apport d'un liquide frigorigène, souvent un hydrofluocarbure, dont la toxicité n'est pas négligeable et le statut de gaz à effet de serre (GES) reconnu par le protocole de Kyoto. Les climatiseurs représenteraient aujourd'hui plus de 10% des émissions de GES du secteur du bâtiment selon l'Agence Parisienne du Climat.

V.M

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