De nombreux élus gersois prenennt la parole ces dernières heures pour dénoncer les violences du samedi 17 octobre, en marge des manifestations contre la hausse du coût de la vie, visant notamment plusieurs bâtiments publics. C'est le cas des parlementaires. Dans un communiqué de presse, ce lundi, le député Jean-René Cazeneuve condamne avec la plus grande fermeté les violences commises. Le député de la 2e circonscription, David Taupiac, déplore également un lourd bilan et fustige ceux qui encouragent la violence et les pillages, au détriment des revendications des manifestants.
« Samedi, ce n’était pas une manifestation. Des casseurs organisés sont venus piller, détruire et affronter les policiers et les gendarmes avec une violence inouïe », s’insurge le député gersois Jean-René Cazeneuve, à la suite des scènes de violences urbaines observées en marge des manifestations contre la vie chère du 17 octobre dans de nombreuses villes de France. Le député confesse que la situation n’était pas maîtrisée ce samedi 17 octobre : « Face à un tel nombre d’individus venus en découdre, les forces de l’ordre ne pouvaient pas tout contenir seules. La réponse doit aussi être politique », affirme le député.
Jean-René Cazeneuve qui tient à apporter tout son soutien aux maires et aux élus dont les mairies ont été prises pour cible, ainsi qu’aux commerçants, aux artisans et aux acteurs économiques touchés par ces violences. « Une vitrine brisée, ce sont des années de travail détruites en une nuit. Une mairie attaquée, c’est la République attaquée. Un policier blessé, c’est un homme ou une femme frappé parce qu’il protégeait le droit de manifester. Ces violences ne servent aucune cause : elles servent l’objectif politique de quelques-uns et étouffent les vraies revendications. On ne manifeste pas cagoulé, masqué et armé. Quand on prône depuis des mois l’insoumission, quand on répète que la police tue, on crée le cadre de ces débordements. »
Le parlementaire gersois appelle à la responsabilité et au retour au calme. « J’appelle chacun à prendre ses responsabilités. Nous sommes une démocratie : dans six mois, les Français auront la parole. C’est dans les urnes qu’ils trancheront, jamais dans la rue par la violence ».
"Manifester est un droit, détruire est un délit" déclare de son côté David Taupiac
Le député David Taupiac s’est également exprimé sur ses réseaux sociaux à la suite des scènes de violences observées dans de nombreuses villes de France. « C’est un sentiment de profonde tristesse et de vive colère qui nous traverse à l’issue d’une journée de chaos aux quatre coins de la France. Et pourtant, l’enjeu de la mobilisation était bien légitime : défendre le pouvoir d’achat, une réalité qui impacte concrètement le quotidien des Français. Mais ceux qui instrumentalisent les manifestations par calcul politique en encourageant la violence, tout comme ceux qui ne cherchent qu’à piller et à détruire, desservent les revendications des manifestants et portent une atteinte grave à notre République", dénonce le député. Qui lance à son tour un appel au calme. "Force doit rester à la loi : l’ultraviolence n’a ni sa place dans le débat politique ni dans la rue. Force doit rester au débat démocratique : la détresse de nos concitoyens doit être entendue et prise en compte par le gouvernement. Il est désormais de son devoir de proposer rapidement une sortie politique à ce conflit. Rien ne peut légitimer un tel déferlement de violence dans notre pays. Le bilan est lourd pour nos concitoyens violentés, pour notre patrimoine incendié et pour nos commerces pillés. »
E.R