Mathieu Blugeon, Dasen du Gers : "je pars avec un gros pincement au coeur, ça restera deux très belles années de ma carrière"


06 août 2020

On vous dévoilait l'information en exclusivité, hier, sur notre antenne et sur nos réseaux sociaux, Mathieu Blugeon, le Dasen du Gers fait ses valises, direction... le gouvernement. Il devient le directeur de cabinet de Nathalie Elimas, la secrétaire d’Etat à l’éducation prioritaire. En vacances en Corse pour encore quelques jours avant sa prise de fonction, il revient sur notre antenne ce matin sur cette belle mutation et sur ces deux années passées dans le Gers. Entretien. 

Mathieu Blugeon, vous venez d'être nommé directeur de cabinet de Nathalie Elimas, la secrétaire d'Etat à l'Education prioritaire, quel est le sentiment qui vous anime après cette mutation ? On imagine beaucoup de fierté ... 

"Je suis évidemment très honoré de cette confiance qui m'est témoignée. Je suis d'autant plus honoré que j'ai eu une carrière dans l'Education nationale qui s'est beaucoup construite autour de la ruralité, qui du coup est quand même ma spécialité. Et je trouve très intéressant de pouvoir contribuer à un secrétariat d'Etat autour de l'éducation prioritaire parce que l'éducation prioritaire, trop souvent dans l'idée générale, se résume aux villes et grosses agglomérations, alors que pas du tout. Les difficultés scolaires, sociales, économiques ne sont pas qu’exclusivement concentrées en milieu urbain et j'espère aussi pouvoir mettre un peu ma pierre à l'édifice sur ce plan-là." 

Quel bilan tirez-vous de vos deux ans dans le Gers ? 

Professionnellement, ça a vraiment été un vrai plaisir avec des équipes formidables, des gens toujours avec le sourire, qui se sont engagés sans compter leur temps. On a vécu deux années un peu particulières. Une première année extrêmement dense en matière de réforme, puisque c'était l'année de la réforme des lycées. On a sectorisé le département pour les lycées, ce qui n'était pas le cas jusqu'alors. On a mis en place les fameux enseignements de spécialité (EDS) dans les lycées. Donc, ça a été un chantier très agréable. Puis, la deuxième année, marquée malheureusement par le COVID, nous a occupés différemment. Mais, c'est là aussi où j'ai vu, à quel point les fonctionnaires d'Etat, portent la valeur du fonctionnariat d'Etat très haut et ça je tiens vraiment à les en remercier."

On ressent un petit pincement au cœur de quitter le département... 

Oui, même un très gros pincement au cœur. Sur le plan personnel, je suis tombé amoureux de ce département. C'est un département que j'ai découvert, je ne le connaissais pas. Ça va vraiment être difficile de partir pour moi-même et ma famille. On était vraiment bien dans ce département. On y reviendra un jour quoiqu'il advienne parce que vraiment ça a été un coup de foudre avec ce territoire, sa culture et ses caractères gascons. Très honnêtement, j'aurais bien aimé rester au moins un ou deux ans de plus. Je me plaisais à dire que j'avais au moins prévu de rester au moins 4 ans dans le Gers, le destin en a voulu autrement et professionnellement ça va être une formidable aventure, à n'en pas douter. Mais, ça restera en tout cas deux très belles années de ma carrière professionnelle. 

Est-ce qu'on connaît le nom de votre successeur ? 

"Non pas encore. Comme ma nomination s'est faite extrêmement rapidement, personne n'a été nommé encore par le Ministre. Comme il y a la pause estivale et vu que les conseils des ministres reprendront fin août, je pense que mon ou ma prédécesseur(e) sera nommée fin août seulement."

Propos recueillis par E.R

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